Publiée le jeudi 25 novembre 2010
Cette année, le campus compte parmi ses étudiants une vingtaine d'étudiants internationaux, qui sont surtout originaires de la Guinée. L'Étoile en a rencontré quelques-uns afin de savoir comment ils ont trouvé l'adaptation depuis leur arrivée en Acadie.
Sandrine Foumbi, du Cameroun, a décidé d'étudier à l'Université de Moncton, car c'était plus «facile» d'y entrer. «Le programme que je voulais faire, le DAA (Diplôme en administration des affaires), se donnait à l'Université de Moncton et à l'Université de Sherbrooke. Le problème avec Sherbrooke, c'est qu'il demande des certificats d'acceptation au Québec, ce qui peut prendre beaucoup de temps. Ma grande soeur était ici, au Canada, depuis trois ans et demi et elle étudie à Trois-Rivières. Elle a mis facilement un an avant de pouvoir commencer ses études. Moi, je ne voulais pas attendre aussi longtemps», nous confie-t-elle.
Entre le Cameroun et le Canada, il existe des différences culturelles indéniables. Sandrine soutient que c'est le climat et l'accueil des gens qui sont les plus différents. «Le climat est très différent, explique-t-elle. Chez nous, il fait beaucoup plus chaud. J'ai aussi remarqué que les gens ici sont très accueillants. Tu peux croiser quelqu'un dans la rue, il t'aborde et vous commencez à parler de tout et de rien. Alors que chez nous, ce n'est vraiment pas comme ça.»
Elle explique aussi qu'il lui a fallu un certain temps d'adaptation lorsqu'elle a commencé ses cours, puisqu'elle n'est en Acadie que depuis le mois de septembre. «L'accent acadien est vraiment différent. Au début, il faut répéter mille fois «Pardon?», mais heureusement, les gens ici ont l'amabilité de répéter pour s'assurer que l'on a compris», conclut-elle.
D'autres étudiants internationaux, comme Ismail Salahdine, un français d'origine marocain, sont ici depuis déjà quelques années. Mais pour lui aussi, l'adaptation à Shippagan s'est faite quand même assez rapidement. «Ça fait deux ans que je suis ici, je suis présentement à l'université dans le Baccalauréat en gestion de l'information (BGI). J'ai vécu à Bordeaux et à Casablanca, qui sont deux grandes villes. Alors lorsque je suis arrivé ici, où c'est plus petit, ça a été difficile durant les deux premières semaines. Je voulais m'éloigner des grandes villes, afin de me concentrer sur mes études. J'aime bien ça ici, car si je n'aimais pas ça je serais déjà parti depuis longtemps», confie-t-il.
Pour Roberson Étienne, originaire d'Haïti et étudiant en dernière année du BGI, le fait que Shippagan soit une petite ville l'a beaucoup aidé à s'intégrer. «Shippagan, c'est une petite ville. Tu t'adaptes donc très rapidement et facilement», a-t-il dit.
Lorsque les étudiants internationaux arrivent à l'Université de Moncton, ils sont encadrés par le personnel de l'UMCS afin qu'ils s'adaptent le plus rapidement possible. «Lorsqu'ils partent de chez eux, on leur demande pour avoir leur itinéraire, explique Marie-France Breau, conseillère en orientation et placement à l'Université de Moncton, Campus de Shippagan. Nous voulons savoir s'ils vont atterrir à Montréal ou à Moncton, car nous allons les chercher.
Source : L'Étoile
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