Publiée le mardi 31 mai 2011
Une équipe d’étudiants en génie mécanique de l’Université Laurentienne a remporté le premier prix au concours international en robotique lunaire que la NASA a organisé samedi en Floride.
Les huit étudiants ont conçu, construit et exploité une unité d’extraction téléguidée un robot lunaire qui a facilement remporté le titre et établi par la même un record mondial en ramassant en quinze minutes plus de 243 kg de matériau simulant le sol lunaire. L’équipe classée deuxième a déterré et déposé un peu plus de 172 kg.
« C’est une histoire de Cendrillon, se réjouit Markus Timusk, coordonnateur du programme en génie mécanique, au retour au Canada après l’exploit au Centre spatial Kennedy. Notre programme n’a que quatre ans, et ces étudiants ont remporté l’une des compétitions en génie les plus prestigieuses. »
L’équipe de la Laurentienne, qui a gagné une bourse d’études de 5 000 $, a aussi été invitée au Cap Canaveral pour assister au lancement d’une navette. C’est la première année que la NASA ouvre le concours de robotique lunaire aux concurrents venus d’autres pays. L’Université McGill de Montréal était la seule autre participante du Canada parmi les 40 universités concurrentes.
Tous les robots lunaires ont été conçus dans le même but : ramasser et déposer de grandes quantités d’un matériau synthétique poussiéreux simulant la surface lunaire. Les équipes devaient porter des vêtements protecteurs en manipulant le simulant ou téléguider la machine à l’aide d’un ordinateur portable, à l’intérieur d’une remorque.
La NASA dit qu’elle tire des avantages directs de la compétition en favorisant le développement de concepts innovateurs dans le domaine de l’extraction minière lunaire.
Le conseiller du corps professoral, Markus Timusk, estime que l’équipe de huit étudiants « s’est entraînée avec ardeur » et, vu que leur robot était de conception flexible, ils ont été en mesure de détecter et de résoudre les problèmes et d’adapter leur module au fil des essais et tentatives, ajoutant que les étudiants avaient également un avantage naturel. « Tous les membres de l’équipe ou presque, dit-il, s’y connaissent en codage informatique de haut niveau, mais étant du nord de l’Ontario, ils savent aussi réparer une motoneige à moins 20 degrés. »
Les membres de l’équipe gagnante sont Samuel Carriere, Patrick Chartrand, Stephane Chiasson, Myles Chisholm, Drew Dewit, Greg Lakanen, Jeffrey Pagnutti et Jean-Sebastien Sonier.
Selon M. Timusk, la victoire est douce non seulement pour le programme de génie mécanique, mais pour toute la communauté universitaire. « Au début de la compétition, dit-il, les organisateurs ne savaient pas comment prononcer Laurentienne. À la fin, ils savaient qui nous étions. »
« Nous sommes tellement contents pour l’équipe et notre programme de génie mécanique, a déclaré le recteur de l’Université Laurentienne, Dominic Giroux. Une réussite aussi retentissante à ce niveau de compétition internationale est un grand honneur pour les étudiants et les professeurs. Nous tenons tous à les applaudir. »
« Cette victoire, ajoute le recteur, vient étoffer le palmarès des étudiants en génie de la Laurentienne. Nous avons remporté les deux dernières compétitions de l’Ontario, la compétition canadienne la plus récente, et maintenant le concours international de la NASA. »
Source : l'Université Laurentienne
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