Publiée le samedi 22 octobre 2011
Le député fédéral et candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique (NDP), Thomas Mulcair, était de passage à Edmonton, le 20 octobre dernier, pour donner une conférence intitulée « Bâtir un avenir durable », dans le cadre des conférences annuelles Peter Lougheed, organisées par l’Institut d’études canadiennes et le département de Science politique de l’Université de l’Alberta.
Venu présenter sa vision du développement durable, Thomas Mulcair croit que les enjeux environnementaux ont été bien identifiés auprès du public et que le temps est maintenant venu d’appliquer les lois dont nous nous sommes dotées dans l’exploitation des ressources naturelles au Canada.
Selon lui, l’exploitation des sables bitumineux au nord de l’Alberta peut et doit se faire dans le souci des générations futures qui devront en payer la note. « Le Québec est la première province à avoir une juridiction en matière de ressource naturelle, mais le fédéral a aussi des obligations en santé, auprès des Premières nations et des responsabilités au niveau de l’eau, que ce soit les voies navigables ou souterraines », argumente le politicien.
Le député du NDP soutient que toute décision gouvernementale devrait inclure trois composantes lors de son analyse, soit le développement économique, la protection de l’environnement et les impacts sociaux qui découleront d’une telle décision.
« Je ne dis pas qu’il faut arrêter d’exploiter les sables bitumineux, mais il faut arrêter les chicanes de clochers entre le développement économique et la protection de l’environnement. Les deux doivent se faire en même temps », indique Thomas Mulcair.
Par ailleurs, en tant qu’aspirant-chef du Nouveau Parti démocratique, M. Mulcair dit bien comprendre les enjeux vécus par les minorités linguistiques au Canada, étant lui-même Québécois anglophone. « Je suis très conscient de l’importance de la protection et de la promotion des institutions et des établissements scolaires dans la protection des droits linguistiques », exprime ce dernier. Il ajoute également avoir siégé au comité de révision des lois linguistiques du Manitoba en 1983.
Le politicien
Thomas Mulcair a fait ses études en droit à l’Université McGill à Montréal avant d’enseigner dans quelques collèges et universités au Québec. Il a été élu à l’Assemblée nationale du Québec de 1994 à 2006. Il a occupé le poste de ministre de l’Environnement de 2003 à 2006, période durant laquelle il a fait ajouter une clause de développement durable à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.
M. Mulcair est Membre du parlement NPD et siège depuis 2007 à la Chambre des communes, en tant que député fédéral de la circonscription d’Outremont, au Québec.
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