Publiée le mardi 17 janvier 2012
Il n’y a pas si longtemps, l’idée que des robots pourraient un jour évoluer et travailler parmi nous relevait de la science-fiction. Or, Emil Petriu, professeur à l’Université d’Ottawa, pourrait rapidement transformer cette idée en réalité en mettant au point une technologie imitant le processus tactile de la main humaine.
Dans son laboratoire jonché de morceaux et de pièces de fauteuils roulants motorisés, d’aspirateurs et de tondeuses, sans oublier le très voyant robot orange vif surnommé Pumpkin, le professeur Petriu conserve la reproduction d’un crâne humain. Un rappel de la condition humaine? Peut-être, mais aussi le modèle parfait pour concevoir des capteurs tactiles et des mécanismes de perception qui donneront une peau, un visage expressif et le sens du toucher à des robots.
« Nous nous inspirons de la biologie, car les êtres humains sont plus à l’aise lorsqu’ils interagissent avec des appareils qui se déplacent et réagissent de la même manière qu’eux », dit le chercheur.
Emil Petriu travaille à la mise au point d’une peau artificielle d’inspiration biologique permettant de sentir les forces de contact, mais aussi la nature, la température et l’élasticité de la surface des objets au toucher. En définitive, la sensibilité tactile des robots atteindrait le niveau de sensibilité humain.
Les chercheurs de nombreux laboratoires de premier plan partout dans le monde se sont penchés sur le développement d’une capacité tactile multimodale imitant le processus tactile complexe de la main humaine, mais n’ont pas encore résolu toutes les difficultés qui se posent.
Les recherches du professeur Petriu permettront de progresser dans la mise au point d’une nouvelle génération de robots intelligents capables d’effectuer des tâches nécessitant absolument le sens du toucher, dont des activités à risque élevé comme l’entretien d’une centrale nucléaire, le désamorçage de dispositifs explosifs ou la télémédecine.
Le travail du chercheur jouera aussi un rôle important dans une nouvelle société où des machines intelligentes fonctionneront de façon autonome, prenant part à toutes sortes d’interactions et forgeant une relation « symbiotique » avec les humains. Grâce à une technologie de pointe, le professeur Petriu tentera de concevoir un visage mécanique d’apparence très naturelle, pouvant représenter des expressions humaines allant de la surprise à la colère, ainsi que des membres artificiels et des capteurs sophistiqués qui pourront transmettre une grande quantité d’information.
Pour en savoir davantage sur le travail de recherche du Professeur Petriu, veuillez lire l’article intitulé «Les robots et le reste de l’humanité» dans le magazine Perspectives sur la recherche ainsi que visionner la vidéo.
Source : l'Université d'Ottawa
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