Publiée le vendredi 2 octobre 2009
Selon M. Himelfarb, l’un des facteurs l’ayant poussé à accepter le poste a été l’enthousiasme et l’absence de cynisme des professeurs et des étudiants de maîtrise. « Comme beaucoup de Canadiens, je me préoccupe de l’érosion de l’espace public et du manque de débats politiques. Grâce à ses traditions, à son bilinguisme et à ses membres, Glendon est un endroit idéal pour mener un dialogue sur le Canada et le monde. »
Dans son discours, M. Himelfarb a présenté le genre de questions qui devraient être examinées dans le cadre du programme d’enseignement de l’École, des programmes de perfectionnement professionnel pour les fonctionnaires et du Centre pour l’étude des défis mondiaux. Ce dernier permettra de réunir des universitaires et des praticiens pour cerner certains problèmes et proposer des solutions.
« Il y a peu de débats publics sur les grandes questions auxquelles fait face le Canada, a déclaré M. Himelfarb. Quelles leçons devons-nous tirer de l’effondrement des marchés financiers et de la réponse du gouvernement? Comment le Canada peut-il rester compétitif dans une économie mondiale caractérisée par une hypercompétitivité entre des géants économiques? Comment le Canada écologise-t-il son économie et quels en sont les coûts à court terme? Comment le Canada réussit-il à se faire une place à la table des leaders mondiaux? Quel est notre avantage comparatif et comment pouvons-nous le maximiser? Nos institutions publiques sont-elles à la hauteur sur le plan national et international? Je pense que, grâce à ses traditions basées sur le bilinguisme, les arts libéraux et une approche multidisciplinaire combinées à des partenariats nationaux et internationaux, Glendon a un rôle important à jouer dans la promotion de débats politiques et dans l’élargissement de l’espace public. À Glendon, chercheurs, praticiens, universitaires et décideurs pourront débattre ensemble des questions qui façonneront notre avenir. »
Né en 1947, Alex Himelfarb est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’Université de Toronto. Il est entré dans la fonction publique en 1981 au ministère du Solliciteur général du Canada. Durant sa carrière de fonctionnaire, il a occupé plusieurs postes à responsabilités croissantes, parmi lesquels : directeur général, Secteur de la planification et des systèmes, Direction de la planification et de la gestion, ministère du Solliciteur général du Canada; directeur exécutif de la Commission nationale des libérations conditionnelles; secrétaire adjoint du Cabinet, Politique du développement social, Bureau du Conseil privé; et secrétaire associé du Conseil du Trésor. Dans le cadre de ce dernier poste, il a aussi dirigé le Groupe de travail fédéral sur l’union sociale. En juin 1999, Alex Himelfarb a été nommé sous-ministre du Patrimoine canadien. De mai 2002 à mars 2006, il a été greffier du Conseil privé et secrétaire du Cabinet, jusqu’à sa nomination au titre d’ambassadeur du Canada auprès de la République d’Italie et son accréditation concomitante auprès de la République d’Albanie et auprès de la République de Saint-Marin, ainsi qu’au titre de haut-commissaire pour le Canada en République de Malte.
Avant d’entrer dans la fonction publique, Alexander Himelfarb a été professeur de sociologie à l’Université du Nouveau-Brunswick de 1972 à 1981. Durant ces années, il a entrepris un échange de personnel de direction avec le ministère de la Justice et a été chef de l’évaluation du projet du Tribunal familial à juridiction regroupée de 1979 à 1981.
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Source : Collège Glendon
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