19 fév 2013

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Avec les Semaines internationales tenues à l’Université de Moncton ce mois-ci, les trois campus sont vibrants d’activités qui mettent en valeur la diversité culturelle qui les habite. En cette année où l’Université de Moncton célèbre son 50e anniversaire de fondation, il est tout à fait de mise de rappeler son cheminement au fil des ans en matière internationale et de jeter un regard sur son avenir.

Chose certaine, l’Université de Moncton a eu un souci pour l’international dès sa création en 1963. À ses débuts, l’institution souhaitait surtout répondre à un besoin urgent d’enseignement supérieur de langue française en Acadie. Mais étant jeune, l’Université n’avait pas ici toutes les ressources nécessaires pour former son corps professoral. Elle s’est donc naturellement tournée vers l’international pour recruter de nombreux professeures et professeurs. Dotée d’un corps professoral provenant de divers coins du monde, l’Université de Moncton fait toujours figure de proue en Acadie avec une pratique d’embauche faisant preuve d’ouverture sur le monde.

Marie-Thérèse Seguin est professeure titulaire au Département de science politique de la Faculté des arts et des sciences sociales depuis 1983. Possédant une longue expérience en coopération internationale, la professeure Seguin a été au cœur des réflexions et des discussions entourant la place de l’international à l’Université de Moncton. « L’Université de Moncton est d’abord et avant tout acadienne et au service de la communauté acadienne, mais elle a dû se redéfinir avec le temps, explique la professeure Seguin. Un comité formé dans les années 1980 avait d’ailleurs permis de conclure que l’Université devait être ouverte sur le monde et ses démarches en ce sens devaient se faire progressivement. »

La présence de professeures et professeurs provenant de tous les continents avait déjà permis de créer et de nourrir des liens avec l’international, autant dans le domaine de la recherche, des conférences et colloques que des échanges étudiants. Au départ, ces projets étaient davantage le fruit d’initiatives personnelles de la part de professeures et professeurs. La communauté universitaire, elle, s’est rapidement rendu compte de la richesse de ces échanges interculturels.

« C’est au début des années 1990 que l’Université s’ouvre institutionnellement vers le monde. À la même époque, explique Mme Seguin, le gouvernement du Nouveau-Brunswick faisait aussi des efforts dans le domaine de la coopération et cherchait à inscrire sa présence à l’international. Des projets de coopération ont vu le jour, entre autres, un projet de coopération avec les femmes fumeuses de poisson en Guinée-Conakry en 1993, financé par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, ainsi qu’un important projet de sécurité alimentaire , en Haïtifinancé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI).»

Avec le développement du volet international, un besoin de structure et de financement s’est fait sentir. C’est donc en 1997 que le Bureau de la coopération et des relations internationales a vu le jour. Les années qui ont suivi ont permis de définir le mandat et les priorités du Bureau. Ainsi, il a développé trois champs d’action principaux, soit celui de la coopération internationale grâce à des projets financés entre autres par l’ACDI, l’élaboration d’ententes avec d’autres universités afin d’encourager la mobilité étudiante à l’étranger et la réalisation de travaux de recherche au niveau international.

À cette même époque, la tenue du VIIIe Sommet de la Francophonie en 1999 à Moncton a donné un élan significatif à l’Université de Moncton. En plus de contribuer au rayonnement de l’institution et de l’Acadie sur la scène nationale et internationale, cet événement a aussi généré une plus grande ouverture sur le monde au sein de la communauté universitaire.

Aujourd’hui, les partenariats entre l’Université de Moncton et d’autres établissements d’enseignement et de recherche se multiplient et se diversifient : projets de la Faculté des sciences de l’éducation en Haïti, de la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires au Burkina Faso, de la Faculté des sciences au Vietnam, de la Faculté d’administration en France, pour n’en nommer que quelques-uns. L’Université joue aussi un rôle de premier plan au sein de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) présidée par son ancien recteur, Yvon Fontaine.

Sur le plan du recrutement, les efforts se sont intensifiés au fil des ans faisant en sorte qu’aujourd’hui, en se promenant sur l’un ou l’autre des campus de l’Université, on constate rapidement la présence internationale. Alors que l’Université de Moncton ne comptait qu’une soixantaine d’étudiantes et étudiants internationaux en 1980, aujourd’hui, c’est 800 étudiantes et étudiantes, soit 16,8 pour cent de la population étudiante, qui proviennent de plus d’une quarantaine de pays.

« Cette présence internationale crée un milieu d’apprentissage très enrichissant, explique le recteur et vice-chancelier, Raymond Théberge. De plus, le fait de côtoyer des gens de diverses cultures pendant les études universitaires donne une longueur d’avance aux étudiants lorsqu’ils entrent sur le marché du travail. Ils font déjà preuve d’adaptation interculturelle, une compétence de plus en plus recherchée dans le monde d’aujourd’hui. »

« Face au cheminement de l’Université de Moncton en matière internationale, nous pouvons être fiers de notre institution qui a taillé sa place et celle de l’Acadie dans la Francophonie internationale, dit-il. Quant à l’avenir, l’Université de Moncton continuera d’être au diapason de ce que devient l’humanité, où l’international occupe une place de choix. L’Université a prouvé qu’elle est de son temps et elle continuera de l’être. »

Selon Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, l’Université demeurera ouverte sur le monde et ne perdra pas de vue l’essence même de l’international qui réside dans la coopération. « Parmi nos objectifs, dit-elle, il y a le recrutement aux cycles supérieurs et l’augmentation de la mobilité internationale, tant chez les étudiants que chez les professeurs, et bien sûr, la coopération internationale. Tout ça, dit-elle, se réalise grâce à l’appui et l’accompagnement qu’offre le Bureau des relations internationales et à l’engagement collaboratif de nos professeures et professeurs. »

Mme Lord conclut en rappelant le caractère visionnaire et audacieux de l’Université de Moncton qui s’est montrée à l’avant-garde dans de nombreux projets et qui continuera de l’être. Par exemple, mentionnons le championnat mondial féminin de la FIFA (Fédération internationale de football association) qui aura lieu à l’Université de Moncton en 2014 faisant de Moncton la plus petite ville à accueillir cet événement sportif de grande d’envergure. L’Université de Moncton démontre encore une fois qu’elle a sa place parmi les grands.

Source : l’Université de Moncton

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